Avec Marcel ROBERFROID, professeur émérite UCL, Paul LANNOYE, député européen honoraire et Daniel CAUCHY, cuisinier et formateur en éducation à l’environnement.
3ème conférence du cycle santé-environnement.
Au cours des dernières décennies, notre consommation alimentaire s’est totalement modifiée sous
l’impulsion des changements de mode de vie et de l’apport de nouvelles techniques. Le temps
consacré à la préparation des repas s’est considérablement réduit, faisant la part belle aux
plats prêts à l’emploi, au fast-food et aux denrées préfabriquées de plus en plus sophistiquées.
La fréquentation des restaurants et cantines, qui s’est elle aussi fortement accrue, n’a fait que
renforcer chez le consommateur un rapport à l’alimentation oų les impératifs de goût, de
fraîcheur et de diversité cèdent du terrain de jour en jour.
Les aliments industriels ou industrialisés qui aboutissent dans nos assiettes ont souvent subi de fortes transformations entraînant une perte de goût, de texture et de coloration. Pour pallier ces
inconvénients, les chimistes agroalimentaires y ajoutent, exhausteurs de goût, affermissants,
colorants et tutti quanti. Les chaînes de production et de distribution des aliments étant de plus en plus longues, le
recours aux conservateurs et antioxydants devient inéluctable, de sorte que même des aliments de base comme le pain contiennent souvent une quantité non négligeable d’additifs.
Enfin, comme la logique industrielle conduit à produire toujours plus vite et toujours moins
cher, de nombreux additifs permettant une meilleure rentabilité financière prennent le chemin
de nos assiettes.
La liste des additifs susceptibles d’être incorporés aux aliments s’allonge d’année en année, sous la pression des industriels. Certains de ces additifs sont d’origine naturelle, d’autres sont
obtenus par voie synthétique. Enfin, de nombreux additifs peuvent être produits par génie génétique ou être fabriqués à partir de matières premières génétiquement modifiées. Et notre santé dans tout ça ?
Dans notre société moderne, avec l’industrialisation de la production alimentaire et son contrôle par les grands groupes financiers, notre modèle alimentaire est devenu aberrant : trop gras (graisses saturées, trans), indice glycémique élevé, grande consommation énergétique à la production (jusqu’à 40 calories fossiles pour produire une calorie alimentaire), parcours étranges (2500 kms en moyenne), consommation d’eau énorme, pollutions multiples, disparités scandaleuses dans l’accès, ...
Sans trop d’humour, le slogan pourrait être : "comment détruire sa santé et la planète, tout en affamant la moitié de l’humanité, rien qu’en mangeant !" Comment en sortir ?
Date : mercredi 9 décembre à 20h.
Lieu : Ecole des Pauvres, 20 rue Ruplémont, 5000 Namur.
P.A.F. : 10 € (tarif réduit 7 €).
Plan d’accès :
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